Très privée, surtout de sens. Le personnage central est une femme médecin psychiatre et l'impression que donne le film est que les scénaristes sont encore loin d'avoir terminé leur thérapie. De cette réalisatrice j'avais admiré Les Enfants des autres (1034) mais je n'ai pas vu ses autres films.
Ici le métier, le savoir-faire, sont évidents, le casting abondant est brillant. Mais le chaos narratif est total. Un thème retient l'attention de cette succession de personnages et de scènes mal amenées, c'est celui de la distinction entre responsable et coupable. Mais l'on y pense de loin en loin seulement, tant le désordre dans le récit laisse le spectateur pantois devant ces incohérences.
Il y a une volonté psychologique, allant jusqu'à des images mentales invraisemblables de la dernière guerre, et d'autre part un pseudo prétexte à enquête façon pieds nickelés qui semblent avoir inspiré le scénario.
Rien n'est crédible et le peu d'humour qui assaisonne certaines scènes ne suffit pas à rendre le récit savoureux. Nous voilà privés d'un peu de vie.