Les multiples sens de ce mot annoncent déjà la confusion du sujet. Il peut désigner le « cerveau » au sens de l'organisateur, l'instigateur d'un (mé)fait, le stratège. Bref, celui qui portera le chapeau.
Et en effet, nous allons assister pas à pas à la préparation d'un forfait puis à ses conséquences qui n'ont pas la classe du casse du Louvre, loin s'en faut.
Tout cela nous est conté avec une complaisance minutieuse, sans le moindre sens du rythme, sauf celui de la musique de jazz qui est très abondamment exploitée pour donner un style à un récit qui n'en n'a guère. C'est du slow movie, du cinéma contemplatif qui juxtapose des thèmes supposés retenir l'attention sans jamais les exploiter de façon approfondie.
La réalisatrice est une personnalité forte, indépendante, qui impose son style peu engageant mais très engagé, lent, et subtilement militant.
Un film que se laisse regarder, comme certains repas sans personnalité conviennent pour se nourrir.