Le sujet du film repose sur la confusion qu'il y a entre l'âme d'un être vivant et l'âme que certains pensent être la survivance après la mort des êtres humains.
Un prologue amusant nous amène chez un couple bien comme il faut à qui sera présentée pour la première fois la compagne du fils. Elle est médecin et a un don singulier et secret, celui de voir les personnes décédées et d'entretenir avec elles des relations comme si elles vivaient encore.
Ce qui dans cette famille va déclencher un clash qui nous met dans l'ambiance !
Deux ans plus tard, dans d'autres circonstances, cette femme médecin commence une relation avec un mort et l'un des charmes du récit tient aux dialogues de cette femme avec ce « mort vivant », dialogues mêlés à ceux des personnes qui l'entourent et qui n'ont pas conscience de cette présence, ce qui amène des propos parfois incompréhensibles pour eux et amusants pour les spectateurs.
La deuxième partie du récit développe la vie professionnelle de ce médecin et les questions que soulèvent sa relation avec cet homme décédé.
La troisième partie plus brève pose la question de savoir si les morts acceptent de disparaître.
Tout cela donne une espèce de comédie mi romantique, mi philosophique sur les soins palliatifs, la notion de fatigue compassionnelle, l'acceptation de la mort, l'état d'esprit de ceux qui restent et vivent encore « avec leurs morts ».
La comédienne Magalie Lépine-Blondeau est une découverte qui nous reviendra certainement tant son talent et son charme font merveille sous la direction d'une réalisatrice dont c'est le premier long métrage. Elle a une belle expérience déjà de scénariste et cela se remarque aux qualités des dialogues.
Ce n'est ni une âme ni un film idéal, mais c'est la promesse d'un excellent moment qui suscite autant de plaisirs que de réflexions.