On s'attend au pire mais le spectacle est assez amusant, si l'on accepte les codes de la pantalonnade, du burlesque, du grand guignole parfois.
Car le scénario a été écrit uniquement pour se faire plaisir, allant de scène en scène pour nous proposer des situations abracadabrantesques.
Louise Bourgoin nous plante une magistrate imbue d'elle-même, la queue de cheval en fouet (sauf aux derniers plans !) ce qui nous permet un voyage dans les coulisses de la police et de la justice qui, outrancier, nous amuse si l'on y trouve les ressorts d'un humour qui est un peu inspiré par « l'entre-soi ». Sa mère Muriel Robin adopte elle un jeu très réaliste qui contraste avec celui de sa fille, vieille recette du comique.
Les styles des images reflètent aussi cet espèce de fantaisie débridée, avec des plans aux angulations très appuyées, avec des effets et des ralentis qui ponctuent certains passages dans les découvertes qui se bousculent dans cette montagne russe où se succèdent peur et rire, horreur et dialogues généralement bien écrits.
Il y a pire dans l'humour français au cinéma et pour un premier film, il dénote d'une certaine personnalité. Ce réalisateur avait déjà un court métrage remarqué à son actif Le Roi des Belges ce qui, peut-être, a justifié qu'une nouvelle fois les fonds publics du taxe shelter soient exploités dans un film français. Les créateurs belges mis à la diète dans leur pays vont finir par la trouver maussade.