Hélas il ne frakas rien ! Quel dommage... L'histoire est bien connue de ce drame qui a eu lieu sur une autoroute du Nord de la Belgique le 17 mai 2018. Une camionnette de réfugiés en situation illégale était prise en charge par des policiers. L'un d'eux a fait usage de son arme et a tué accidentellement une petite gosse.
Une histoire tragique, emblématique de tout un système que rien ne semble à même d'enrayer : le trafique de migrants.
Après un trop long prologue pour nous faire connaître les parents de cet enfant, les séquences s'enchaînent avec une terrible absence de rythme qui fait que ce récit qui aurait dû être haletant, se développe avec une lourdeur qui en rend la narration fastidieuse !
Si les acteurs et les figurants m'ont semblé très justes, si l'image très sombre reflète bien l'ambiance et l'angoisse des circonstances de ce drame, le montage se traine, les séquences s'éternisent, le malaise d'entendre la police s'exprimer en français dans un territoire flamand, tout cela donne le sentiment navrant que le film passe à côté de son sujet, d'autant plus qu'à aucun moment il ne prend clairement parti sur cet enchaînement dramatique, par manque de point de vue clair et engagé.
La réalisatrice avait très favorablement réussi à attirer notre attention avec Seule à mon mariage (611) qui déjà traitait de cette difficile question de la migration, du dépaysement, de ses difficultés et de ses mirages. Ce premier film aurait nécessité, comme celui-ci, que le montage soit plus resserré. Ce qui n'enlève ni le mérite, ni l'intérêt de traiter un tel sujet.