C'est Pompéi au XXIe siècle, en superproduction apocalyptique.
Les trois quart de la planète ont été détruits et seront pour certaines séquences, détruites sous nos yeux.
Ce qui nous vaudra des images de volcans, de lave, de tremblements de terre, de tsunami.
Une voix off nous explique tout car il n'y a pas de doute sur le public lobotomisé auquel elle s'adresse : c'est bavard, et des dialogues sont de primates.
Heureusement pour ceux qui ont payé leur place, un petit groupe de survivants seront le sujet de l'aventure pour laquelle des explications nous seront données pour connaître les conditions de survie dans le périple qui sera entrepris vers l'Europe, façon ascension de l'Himalaya mais sans neige.
Ne vous étonnez pas que ces conquérants audacieux ne manquent pas d'essence pour leurs véhicules ni de vivres. Et moins encore, lors de confrontations armées, que seuls les mauvais meurent sous les balles tirées comme dans les pires jeux vidéo.
L'ambiance lumineuse est très travaillée, pour supprimer les couleurs et ne laisser que des tons bleu-gris et des fulgurances oranges qui contribuent à l'artificialité de ce genre d'univers qui fait rêver les survivalistes.
Greeland, le dernier refuge en 2020 raconte le début de cette histoire d'anéantissement dû à une comète. Il est réalisé par le même metteur en scène. On retrouve ici au Groenland la famille sauvegardée dans un abri, celle qui va entreprendre cette migration.
Un film virtuose dans cette catégorie pour fanas de ce genre très marqué idéologiquement à droite, qui n'est pas le mien.
Sur le thème de l'anéantissement de la planète par un astéroïde, (re)voyez Don't Look up (889). Ça c'est du talent, du contenu et une vision critique de la société, tout ce qui a migré ici.