Elle n'a pas vraiment trouvé sa place parce que le scénario est à proprement parler, incroyable. Et donc il est difficile d'apporter le moindre crédit à cette histoire.
Sauf à la considérer comme un rêve que nous faisons sans doute tous de temps en temps, devenir l'observateur d'un futur dans lequel nous ne serions pas reconnus comme ayant participé à la vie d'avant.
Les deux temporalités sont l'une, en 2008, l'autre en 2023.
Le début du film nous montre une mère, divorcée, qui est sous l'emprise violente de son compagnon. Et cela sous les yeux des deux filles de cette dame. Leur père jouera un rôle essentiel dans le déroulement de la suite. Le « démarrage » de l'histoire m'a semblé très bien mené, très émouvant et c'est la seconde époque qui peine à convaincre, hélas.
Sauf la mise en évidence que la dissimulation de la vérité est plus traumatisante que le vérité elle-même.
L'enjeu simpliste est de savoir si la fille « disparue » sera reconnue par sa mère et sa sœur.
C'est toute cette approche de la « disparue » qui va nous occuper, mais par un tel flot de dialogues, que l'on ne peut guère percevoir plus que le regard hypnotique de cette Louise qui est en proie à ce questionnement grave : « vais-je leur dire qui je suis vraiment ? ».
Tout est soigné dans ce film, l'image, le jeux des actrices, la bande sonore qui nous tient agréablement compagnie, même le montage mal justifié fait preuve de la meilleure volonté du monde dans le désordre des flash-back.
Mais l'on sort de la salle avec un œil larmoyant, l'autre écarquillé par tant de naïveté dans le mélo. Un film qui attendra sans impatience une soirée pluvieuse et une bonne pizza dans les foyers réconfortés par la contemplation du sort funeste des autres.