Très impressionniste ! Les allusions au peintre dont le nom sert de titre sont très ténues, des impressions au pays du soleil levant, puisque nous voilà au Japon, en province, en 1987. Rien que de banal, d’ordinaire durant cet été de vacances.
Nous allons suivre une jeune adolescente dont la vie est rythmée par celle de sa mère sur-occupée et celle de son père, en traitement pour un cancer.
Il n’y a pas, à proprement parler, d’histoire, mais une succession de moments regardés avec les grands yeux écarquillés de ce témoin d’une vie dont le sens est encore à découvrir par elle.
C’est très sensible, imprégné d’une culture qui nous dépayse, sans Mont Fuji ni images d’estampes. Un film qui sera apprécié par un public à la recherche de ce qui sort de l’ordinaire, avec sensibilité et délicatesse. Déjà le précédant long métrage de cette singulière réalisatrice, Plan 75 (1215) avait profondément imprégné, pas seulement par le sujet, mais aussi par le style de narration peu cartésienne, riche et diversifiée, délicate comme un jardin japonais.