Ce n’est pas « L’hommage du Kremlin » comme d’aucun pourrait le prétendre, c’est un témoignage utile et nécessaire sur cet univers qui ne relève ni de la magie ni de la sorcellerie.
De ce réalisateur « tous terrains » nous avions vu déjà Clouds of sils Maria (57) et Doubles vie (596).
Il nous propose ici un film adapté d’un livre d’inspiration historique, en y ajoutant les techniques scénaristiques du suspens. Tout le monde devrait voir ces images tournées dans les coulisses du pouvoir exercé par un dictateur auquel plus personne n’ose s’opposer. Ce qui est d’autant plus inquiétant que nul ne connait ses ambitions, ni les moyens dont il dispose.
C’est un film sur l’addiction au pouvoir, mis fastueusement en scène dans des décors à la démesure de ce mégalomane. Et le personnage que l’on suit est une sorte de Père Joseph qui s’épanouit lorsque l’URSS se disloque.
Il faut passer outre la langue anglaise, l’envahissante voix off et l’abondance des dialogues qui peuvent lasser, donner un ton documentaire, accentué par l’usage de certaines archives.
L’habileté avec laquelle les décors ont été reconstitué en Lettonie donne un supplément de plaisir car elle permet l’illusion de l’image du Kremlin.