N’hésitez pas à prendre un (faux) billet pour voir ce film qui procure un vrai plaisir.
Une production de qualité qui rappelle celle de L’Armée des ombres, L’Affaire Stavisky, La Banquière et d’autres que l’on peut qualifier de « bel ouvrage » car ils restituent bien les époques (ici à partir de 1943 jusqu’en 1964), parce qu’un suspens est maintenu sans faille, parce que le casting est très équilibré entre tous les acteurs, parce que les dialogues sont bien différenciés entre les personnages et que l’humour fait bon ménage avec la délinquance, façon Arsène Lupin.
Et l’histoire est « vraie » dans ses grandes lignes, celle d’un réfugié polonais en France, fabricant de faux billets.
Une sorte de course poursuite entre la police et cet homme inconnu d’elle, durera 15 ans malgré le renouvellement des « grosses coupures » émises par la banque de France : Minerve et Hercule, Richelieu, Bonaparte. Ce délit aurait rapporté au faussaire un total équivalent de 45.000 €, ce qui n’est pas un pactole. Mais c’était une passion !
L’on comprend bien dans le film que ce qui animait l’homme était plus complexe, quelque chose comme l’impression d’être le « nègre » d’un Prix Goncourt.
C’est le neuvième film d’un réalisateur dont j’avais commenté déjà La Daronne (786) et La Syndicaliste (1151) et ce film-ci bénéficie à nouveau d’une scène de début qui jette de la poudre aux yeux. Elle m’a semblé un peu « racoleuse » mais il n’y a pas de quoi en faire une affaire.