Un spectacle de grand luxe un peu comme un yacht de milliardaire mais dont la croisière serait de peu d’intérêt. Sauf quelques matchs de ping-pong très spectaculaires.
Le casting est très riche, avec des tronches incroyables et un Timothée Chalamet quasi vérolé tant sa peau est abîmée par des taches en tous genres, ce qui finit par être gênant tant ce réalisateur a recours aux gros plans de ses personnages dans un format large et avec des éclairages très travaillés et une sorte de fébrilité des cadrages.
Chalamet produit le film et l’on sent qu’il aime être au centre de plusieurs histoires qui se succèdent et s’entremêlent pour construire le portrait d’une petite frappe arriviste qui ne recule devant rien pour réunir les moyens de faire connaître son exceptionnel talent de pongiste au pays où le ping-pong est un sport patrimonial.
La reconstitution de l’époque (les années 50) est très soignée, les décors, les avions… tout cela donne une impression d’opulence cinématographique qui, à coup sûre, placera le ping-pong en pleine lumière, mais il faut savoir que les balles qui s’échangent à grands coups de raquettes sont créées en post-production.
Le personnage est issu d’un milieu modeste, des marchands de chaussures, Juifs new yorkais et il se lie à Rachel qui lui réserve une belle surprise à la fin d’un film qui fait s’enchaîner un nombre considérable de sous-intrigues qui embrouillent un peu ce grand rêve.