En selle et au galop pour un récit complètement déjanté, filmé sur un ton souvent ironique, ponctué d’un humour surprenant, interprété par des acteurs aux mines patibulaires qui se la jouent grands gangsters. Sauf notre héros qui est un peu halluciné. Souvent à cause de produits psychotropes, tel le Ketonal qui est un anti-inflammatoire non stéroïdien utilisé pour le traitement symptomatique à court terme des douleurs aiguës, légères à modérées, un remède de cheval !
L’histoire se déroule à Buenos Aires et les moments invraisemblables se succèdent pour, chaque fois, créer un choc, un étonnement. Dès le début, un départ de course raté, un pas de deux d’une chorégraphie surprenante, donnent le ton.
L’idée un peu fumeuse qui sous-tend cette extravagance est qu’il faut mourir pour renaître. Et changer de genre ?
Le milieu équestre avait déjà inspiré Jappeloup (34) et Lads (1715) et ce n’est pas toujours pour le rendre séduisant. Ici ce qui nourrit l’histoire est plus de l’ordre de l’onirisme, du surréalisme. Avec des moments plus sensuels grâce à une femme jockey.
Pour une mystérieuse raison, il y a un deuxième titre à ce film, Kill the Jockey ; vous n’en mourez pas. Et si vous regardez bien l’affiche, ce titre semble plus explicite quant aux intentions du réalisateur. Ne soyez pas son complice et prenez un pari, ce n’est pas un canasson.