Ce n’est pas une planque pour des taxes, mais bien pour une personne singulière, isolée sur un îlot avec un phare désaffecté, ayant pour seule compagnie un chien.
Il joue seul aux échecs.
Un parent vient le ravitaillé par bateau de loin en loin, accompagné de sa jeune nièce.
L’image en panavision est très envoûtante, et la première partie de l’histoire très singulière.
Puis l’on comprend que ce personnage très recherché est découvert suite à une course qu’il fait « en ville » pour trouver de quoi soigner sa nièce. Et apparaissent de façon peu crédible, première ministre, grand chef des services secrets anglais et toute une cohorte de super flics.
Le film bascule alors dans une chasse à l’homme comme vue tant de fois, mais avec des personnages, des techniques et des bagarres à coup de fusil, de révolvers et de poings qui en font un film certes à suspens, mais tellement prévisible que le soin de la réalisation suffit à peine à maintenir l’intérêt. La jeune nièce, embarquée dans cette affaire est évidemment un lien affectif qui rend les enjeux plus émotionnels.
L’acteur, Jason Statham pour qui ce film a été visiblement conçu, en est à son 56^e^ film et je pense ne pas en avoir vu un seul ! C’est du cinéma « de droite » glorifiant la suprématie de l’homme blanc gonflé à la testostérone, violent et ne répondant qu’à ses propres intérêts ; peu intéressants.
Le réalisateur est spécialisé dans les films d’action et de bagarre pour acéphale, comme il y a peu Greenland : Migration (1856). L’intérêt du film est donc ses grandes qualité techniques et la possibilité de voir ce qui influence la jeunesse qui va trouver là une banalisation des meurtres de masse, des trafics en tous genres et la glorification de la violence par des héros d’une parfaite immoralité.