Si, il y a d’autres choix dans la vie, et pas seulement de films !
Ce choix-ci est celui auquel se sent acculé un cadre technique prospère dans une entreprise coréenne de papier rachetée par des américains qui licencient car « il n’y a pas d’autres choix ». Le choc est immense et les tentatives de reconversion du personnel se mettent en place de façon très « asiatique ».
Sauf que cette famille heureuse, idéale, celle de notre personnage principal va subir une profonde remise en question. Le père, bien entendu, la mère aussi et le fils comme la jeune fille virtuose de violoncelle. J’allais oublier les deux beaux chiens, compagnons de toute bonne happy familly.
Le père estime n’avoir pas d’autre choix dans sa recherche de travail que d’éliminer ses concurrents.
Alors Hara-kiri passerait pour une bluette, les films gores, de vampire et d’horreur, des distractions pour bonnes sœurs, tant les provocations les plus déjantées se succèdent sans logique ni réelle raison de s’imposer à nos regards.
L’histoire est inspirée du roman américain Le Couperet de Donald E. Westlake qui avait déjà été adapté par Costa-Gavras. Mais ici le traitement visuel, les outrances en tous genres, la provocation parfois sans que l’on ne puisse ni la comprendre ni l’apprécier, donnent à ce récit chaotique une ambiance hystérique souvent explosée que la beauté de la musique, la qualité des images, le travail des cadrages très intéressants n’arrivent pas à adoucir.
Vous apprécierez l’analogie entre la violence subie par l’employé mis à pied et le traitement sévère qu’il inflige à ses bonzaïs.
Sans doute y a-t-il un public pour ce genre qui mélange voyeurisme, compassion sociale, images très sophistiquées, jeux d’acteurs qui font un peu n’importe quoi tant ils sont mis dans des situations proches de la démence. De ce réalisateur nous avions déjà apprécié certaines outrances dans The Handmaiden (339). Ici la violence prend le pas sur le sexe. Comme quoi il y a toujours un autre choix possible ; à vous de le faire.