Une idée simple pour un récit destiné à un public d’adolescents.
Un flic se déguise en femme pour rejoindre un harem dont le chef est un grand trafiquant de cocaïne. Ce jeune garçon d’origine sénégalaise travaille à Paris au SIAT, le Service interministériel d'assistance technique chargé des infiltrations criminelles.
Et donc cette comédie va nous amener de saynète en saynète, à des démonstrations successives de la bonne volonté d’amuser, et de faire un usage intensif du parler qui fait jeune et populaire : bâtard, meuf, bouffon, sérieux, je blague, frérot, on a un match, kifer, chelou, tu me saoules, péchau, tranquille, elle a grave assuré, et encore « Charo », apocope de « charognard », désignant un homme coureur de jupons.
Ce film est un produit commercial bien formaté pour attirer des jeunes qui se contentent de peu pour aller s’amuser sans prise de tête.
Le réalisateur qui assume avec sympathie le rôle-titre est un comédien, humoriste très apprécié de le milieu des « comedy club », des stand up et autres émissions télé dont l’ambition est de s’infiltrer dans les cerveaux pour y faire de la place pour la pub.