Poussière, tu n’es que poussière et tu retourneras en poussière. Genèse (Gn 3,19).
Et sincèrement, cela résume bien l’intérêt de ce film. Certes, les deux acteurs principaux sont bons ; mais il ne fallait pas attendre ce film pour le savoir. Oui la mise en scène est travaillée, les angles de prise de vue sophistiqués, mais pour nous montrer quoi ? L’image très sombre, pluvieuse, se veut signifiante, mais à force, on s’en lasse. La musique planante qui essaye de maintenir la tension est répétitive et sans charme.
La bande sonore fait grand usage de sirènes, de sonneries de téléphones, de sons d’avertissement d’un passage à niveau, … mais cela ne va pas très loin.
L’histoire se déroule dans les dernières années du 20^e^ siècle dans un entreprise que l’on ne qualifiait pas encore de « tech » et dont l’activité était le traitement de la voix, la speak technology. Pour s’identifier, pour dicter un texte dactylographié par exemple.
Aujourd’hui cela semble d’une banalité totale mais à l’époque, cela attirait les pigeons qui voyaient là une opportunité de placements très rentables parce que les comptes étant trafiqués, il y avait des revenus apparents et des dividendes alléchants.
Le film évoque la fin de cette supercherie durant moins de deux jours. La perte fût estimée à 10,75 milliards d’euros et Ypres où se situait cette activité, fut une seconde fois le lieu d’un désastre. Les 4 inculpés ont été modestement condamnés et n’ont pas fait de prison. Quant à leurs développements informatiques, ils sont intégrés dans Windows XP et Microsoft Office. Un poussière d’or pour certains…