Il n’y a pas mort d’homme.
De ce réalisateur j’avais commenté Le Mystère de Henri Pick (619) et Un coup de maître (1250) et je dois confesser cette fois ma déception. Tous les ingrédients sont réunis pour réussir une comédie originale : de très bons acteurs, les nombreuses allusions au grand maître Hitchcock avec même une interview que je vous laisse découvrir, une double temporalité, celle du XIXe durant lequel se déroule l’action (un peu outrancière) du roman qu’écrit l’acteur principal, et celle d’aujourd’hui où son épouse exerce son métier d’enseignante de cinéma expliquant Hitchcock. Il y a un lourd recours à la scène de théâtre, Hamlet à nouveau, quelques gadgets façon 007. Bref une riche carte qui prédispose à un petit festin. Mais hélas, il m’a semblé mal préparé, peu épicé, long entre les plats, et lourd à digérer.
La musique mérite d’être écoutée avec une particulière attention parce qu’elle est très appropriée aux différentes ambiances, aux multiples moments « à la manière de » qui appellent une sonorisation parfois pastiche et amusante.
Mais globalement, le réalisateur me semble avoir trop chargé la fourche, allant même jusqu’à illustrer un retour de passion dans ce couple un peu usé. Malheureusement tout cela mélangé ne nous élève pas jusqu’au 3^e^ étage.