Le film parfaitement inutile. Il raconte une histoire totalement incroyable d’une dame veuve qui va retourner vers un lac gelé durant un hivers très rude dans le Minnesota, lieu de souvenirs de son jeune couple heureux, où elle a fait vœux de disperser les cendres de son mari.
Cet hiver fait penser à celui de 1888, bien connu sous le nom de Schoolhouse Blizzard qui le 12 janvier a dévasté une grande partie des Grandes Plaines d’Amérique du Nord.
Il faisait doux et ensoleillé ce jour-là lorsqu’un front froid fit tomber la température à -40° centigrade sous une neige dense qui supprima toute visibilité au moment de la sortie des écoles, ce qui provoqua entre 250 et 500 décès selon les estimations.
C’est dans ce climat hostile que cette dame se fourvoie puis rencontre un personnage plus qu’étrange dans une sorte de logement de forestier. Elle y fera une découverte qui l’obligera à agir pour sauver une personne séquestrée. Hélas tout va mal tourner de scène en scène, plus artificielles et convenues les unes que les autres.
Notre héroïne découvre un emballage de fentanyl, appelé aussi apache ou dance fever, une drogue à propriété analgésique opioïde synthétisée pour la première fois par le docteur Paul Janssen en Belgique vers la fin des années 1950. Ce médicament visait à soulager la douleur des patients atteints de cancer en phase terminale car son potentiel analgésique vaut environ 100 fois celui de la morphine et 50 fois celui de l'héroïne pure. Le fentanyl se trouve au cœur de la crise américaine des opioïdes depuis 2010, évoquée e.a. dans le film de Laura Poitras All the Beauty and the Bloodshed (1147).
Ici le scénario est très convenu, son mérite principal est sans doute d’avoir deux femmes qui s’affrontent là où habituellement il y aurait deux gangsters bodybuildés aux regards agars.
Un féminisme qui nous vaut quelques sentences moralisatrices du genre « On ne sait pas ce qui va se passer mais il ne faut jamais renoncer ».
Un film du genre dit survival mais qui ne survivra pas malgré le talent, ici sous exploité, d’Emma Thompson. Et l’on reste pantois de découvrir que les contribuables belges y ont été de leur poche dans un Tax Shelter dont je me demande ce qui le justifie ici.