Gardez-là bien sur les épaules, malgré l’affiche et ce titre si maladroits !
Et c’est regrettable car c’est un film d’une grande sensibilité, ancré dans un Bruxelles multiculturel jeune et sympathique.
L’histoire, simple, repose sur une jeune actrice époustouflante, Safa Gharbaoui, qui, à elle seule, justifie de voir le film. Elle est la sœur cadette d’un grand frère qu’elle adore. Il est entouré de nombreux copains et quand un drame terrible va frapper cette famille, nous serons associés à leur deuil, à leur chagrin, à leur désespoir.
La cinéaste a opté pour de longs plans simples qui observent ce qui se passe, se dit et se ressent. Ce qui amène ici ou là quelques longueurs, des répétitions. Mais sans conséquences tant le spectacle nous serre le cœur, aussi par son ton documentaire, exempt de toute recherche d’effet ou d’esbrouffe.
Un regard simple, sur une jeunesse sans extravagance qui vit dans un quartier ordinaire, de façon bien intégrée et dont le destin discret est ici mis en lumière avec talent.
C’est le premier long métrage de cette jeune femme et d’autres, à coup sûre, attesteront de son talent, en particulier dans la sélection des acteurs amateurs tous criants de vérités.
Un film qui ne vous laisse pas la tête froide.