Ce titre est, dans la langue maori, le prénom « Mary ».
Nous découvrons Mary en 1859 dans le Nord du Yorkshire, le plus vaste comté d’Angleterre, peu après la signature du traité de Waitangi le 6 février 1840 par lequel la souveraineté britannique est proclamée sur l’ensemble des îles néo-zélandaises. Contrairement à ce qui est dit dans le film, c’est l’explorateur néerlandais Abel Tasman qui est le « découvreur » de cet archipel habité par les Maoris dont la langue est, aujourd’hui encore, l’une de celles officielles du pays.
Le rôle de James Cook évoqué dans le film, fut essentiellement, lors du premier de ses trois voyages, de cartographier les îles et d’angliciser le nom du pays qui était néerlandais.
Mary a fait un voyage exténuant à l’invitation d’un parent qui souhaite l’accueillir dans son château et qui lui promet des révélations sur sa famille. Mary devient la préceptrice de la jeune enfant qui habite là et qui va lui montrer une maison maori, cachée dans la propriété.
Au fil des jours Mary va avoir des hallucinations qui la relie à sa vie en Nouvelle-Zélande.
Et ce ne sont pas des images pieuses… Tout cela mènera bien entendu à des conflits et des révélations que nous devrions trouver effrayantes. Comme c’est du cinéma de genre, rien ne nous épouvante et le rythme un peu lent du récit rend impatient.
La photographie du film est très réussie, dans des tons bleus intenses avec des « attaques » de lumières rouge-orange issues d’allumettes, de bougies ou de lampe à pétrole.
C’est du cinéma « gothique » que la musique souligne lourdement avec des effets sonores démesurés.
Ce qui est touchant dans la démarche du réalisateur, c’est d’évoquer ses propres origines et le sort post-colonial réservé aux parents dont il est issu.
Je ne suis pas certain que la démarche soit la bonne et le but atteint, mais ce divertissement légèrement sanglant dans quelques séquences, a le mérite d’être motivé par une noble cause, la défense des origines ancestrales de la famille.