Le prologue est en soi un moment de cinéma exceptionnel qui nous fait vivre l’arrivée de porcs destinés à l’abattoir.
Ensuite le récit haletant, comme le veut le genre, débute par un moment attendrissant : la sœur cadette, étudiante en médecine vétérinaire, rejoint son frère dans une petite communauté très isolée (Ah ! l’absence de contact par téléphone portable…) mais très active dans l’éco-militantisme, la protection de la nature et le combat contre la maltraitance animale.
Nous comprenons rapidement que l’abattoir aperçu durant le prologue va faire l’objet d’une action kamikaze des militants écologiques qui savent que le patron est en campagne électorale dans son patelin.
Le problème va venir du fait que l’action militante va foirer et que le candidat bourgmestre prend les choses en mains avec 3 autres portes-flingues dont les relations interpersonnelles évolueront au fil de l’action de façon très bien imaginée.
Il s’en suit une chasse à l’homme qui coche toutes les cases du genre. A découvrir à l’écran.
Outre le film d’action particulièrement bien tourné, monté et plein de rebondissements, il y a un questionnement moral sous-jacent intéressant.
Jusqu’où la défense du bien-être animal par des écoguerriers justifie-t-elle la violence faites aux humains, qu’elle soit sociale (emploi, fermeture d’usine) ou physique lorsqu’on en vient à des voies de fait.
C’est une des rares questions que le film ne tranche pas, car pour ce qui est de trancher, nous ne manquerons pas d’occasions de le voir faire.
La fin de l’histoire n’est pas faite pour ouvrir l’appétit, surtout si vous n’êtes pas certains de la provenance du gibier qui est conditionné là pour la vente.