Un pianiste homosexuel drague un quelconque qu’il ramène chez lui. Et chez lui, c’est chez maman, et maman habite un manoir qu’elle fait richement restaurer.
Le fils hait sa mère homophobe et pour la provoquer il ne manque ni d’imagination ni du goût exhibitionniste qui donne au début du film un caractère gay très appuyé.
Dans ce milieu, il est fait usage de « poppers » un liquide volatil (nitrites d'alkyle) inhalé pour ses effets euphorisants et vasodilatateurs rapides souvent utilisé en milieu festif ou sexuel. Ce produit se conserve dans de petits flacons et l’un d’entre eux va déclencher une catastrophe.
Elle aura e.a. pour conséquence de soumettre le fils à la totale tyrannie de sa mère qui installera une équipe médicale dans son manoir au lieu d’hospitaliser cet homme pour une « restauration » (appréciez le double sens du titre !) grâce à de la chirurgie réparatrice.
Dans cette ambiance de huis clos maléfique, sous la férule de la mère cruelle, chacun va subir des traumatismes violents, handicapants. C’est une surenchère de catastrophe qui sont totalement dépourvues de sens, sauf à illustrer l’imagination délirante des scénaristes. Le rythme est lent, comme pour permettre de déguster à son aise la perversité des personnages qui sont malheureusement interprétés par de mauvais acteurs. Les actions sont répétitives si bien que tout cela ne mène pas à grand-chose. Sauf à souhaiter que ces restaurations parallèles se terminent au plus vite.