Ce réalisateur canadien est aussi acteur et il occupe l’écran de son film de façon très exubérante, parfois irritante. C’est un buddy movie dont le partenaire est d’abord un peu le triste, timide, qui va remporter seul le succès dont son copain rêvait.
Le film est inspiré d’une série web et aussi d’une série télé. Et je dois reconnaître que sans avoir les codes, les références, l’on est entraîné dans des tourbillons d’incohérences augmentées par le fait qu’il y a un aller-retour de temporalité entre 2025 et 2008 grâce à une machine à remonter le temps planquée dans le frigo d’un camping-car.
Deux actions délirantes retiennent un peu l’attention, au départ d’une célèbre tour de 553 mètres au centre de Toronto qui fut longtemps la construction la plus haute du monde avant d’être dépassée par d’autre, à Dubaï, aux Émirats ou en Chine.
Un saut en parachute au début, une tentative de branchement électrique à la fin agitent ces deux personnages rendus célèbres par la télévision et qui ont recyclé nombre de leurs rushes pour étoffer ce tourbillon qui laisse hagard tant l’image est virevoltante, le montage chaotique et la bande son délirante. Si vous voulez mesurer la complexité de ce film inclassable, essayer de lire https://en.wikipedia.org/wiki/Nirvanna_the_Band_the_Show_the_Movie
Je renonce à en dire plus