Fuze, le titre anglais qui fait sens, veut dire « mèche, dispositif d’allumage, fusible ».
Un film absolument sensationnel dans cette catégorie qui s’intéresse à des criminels.
Il n’y a pas un instant de mollesse, de longueur ou d’invraisemblances dans ce film aux intrigues qui s’entremêlent à la façon d’un spectacle de jongleur.
Une bombe que l’on croit issue de la Seconde Guerre est découverte en plein Londres. Évacuation générale. Dans une cave, percement très technologique au moyen d’un petit tunnelier, du mur donnant accès à la chambre-forte d’une banque. Il faut laisser le plaisir des suites à la découverte sur grand écran. L’inventivité du scénario est particulièrement dense et la multiplicité des personnages renouvelle les rebondissements qui nous amènent de Londres dans les réseaux d’égouts, puis en pleine campagne et ensuite à Istamboul, et même par une sorte de flash-back explicatif, dans un pays en guerre.
De ce réalisateur dont c’est le 12^e^ film, j’avais commenté déjà ses grandes qualités de scénario et de mise en scène dans Hell or High Water (307). Faire du cinéma de cette qualité pour parler de sombres crapules, c’est un peu criminel ; mais distrayant.