Le fameux pèlerinage vers Compostelle est une de ces références qui mêlent la religion, l’histoire, l’introspection et mille anecdotes.
A lire sur le sujet : Immortelle randonnée de Jean-Christophe Rufin.
Le film commence par un prologue en flash forward dont on comprendra tout le sens quand se terminera le film qui rapproche deux personnalités, et pas des moindres !
Elle est prof et, exaspérée par une de ses élèves, elle lui a administré une claque en pleine classe !
Lui est un gamin, plutôt beau gosse, abandonné par sa mère, et qui ne s’en étant pas remis, a commis nombre de petits délits qui lui ont valu de sérieux ennuis avec la justice.
Et le film nous apprend qu’il existe une organisation qui propose des « Marches de rupture » qui se font à deux, la personne responsable et la personne cherchant à sortir du cycle infernal dans lequel elle retombe à chaque fois.
Pour en savoir plus, et c’est très intéressant : https://www.assoseuil.org/ et https://www.via-compostela.com/magazine-chemins-bernard-ollivier-marcher-pour-changer
Un des charmes du film, ce sont les nombreux et superbes plans de paysages tournés depuis un drone, qui montrent des lieux magnifiques. Il y a aussi des rencontres aux étapes, certaines pleines de surprises et de charmes. D’autres moments sont plus tendus, incertains sur la détermination vacillante du jeune. Il a un talent de rappeur que l’on découvrira dans des circonstances hilarantes, dans une communauté de moines. Et l’on apprendra que ce mot de jargon, le rap qui, en argot anglo-saxon désigne le bagout, est aussi l’acronyme de rhythm and Poetry. Cette histoire pas trop calotine, est bien nourrie par la diversité des situations dans lesquelles sont observées les réactions de ces jeunes en révolte.
Ce film est un moment d’optimisme qui fait du bien.