Ce n’est pas une histoire de bonne sœur, mais d’une famille dysfonctionnelle.
La mère, le frère et la sœur qui, dans le titre allemand, est la « chère sœur adorée ». Tout semble normal, tous mènent une vie « ordinaire » malgré la rupture sentimentale de cette sœur qui rejoint son frère.
C’est filmé de façon un peu agaçante, caméra à la main, en gros plans trop souvent, l’objectif sous le nez des personnages pour tenter d’y capter leurs pensées, leurs ressentis. Mais ils sont très, trop intériorisés. Et pourtant l’enjeu est de taille ! Vous le découvrirez dans ce film « féministe » subtile, avec des acteurs crédibles, qui semblent filmés au naturel.
Les questions soulevées ne sont pas anodines qui relèvent de l’écartèlement entre l’attachement familial, la solidarité aveugle et d’autre part la solidarité entre femmes et le sens de la justice, la mauvaise conscience qui cherche à se soulager, au dépend même de celui auquel l’on tient le plus.
Un film à scruter comme une séance de confession psychanalytique. Et qui révèle des choses qu’une bonne sœur ne saurait absoudre.