Le récit commence de façon trompeuse : un adulte revient sur les lieux où il vécut avec son père. Ensuite, un retour en arrière qui durera en fait presque tout le film. Lorsqu’il était adolescent, ce jeune homme vivait avec sa mère, divorcée. Son père voulu l’emmener toute une année, en tête à tête, sur cette île isolée de tout, ravitaillée par hydravion, en mode survie.
Et nous allons partager cette année, les événements marquants qui s’y dérouleront. A découvrir à l’écran.
Malheureusement très vite un double malaise s’installe : le manque de vraisemblance et la dérive mentale des deux personnages. Ce qui offre assez peu d’intérêt et installe un climat pesant, un sentiment de longueur et d’artificiel.
Dans le souci peut-être de créer de l’animation, la caméra est sans cesse agitée, comme si un troisième personnage suivait le père et le fils de tout près. Et une musique « atmosphérique » planante enveloppe sans originalité cette ambiance pesante.
Le roman adapté est de David Vann et a pour titre Legend of a Suicide.
Si le tournage dans le grand Nord donne des images souvent d’une grande beauté, les intérieurs sont tournés, eux, en studio et rien n’est vraiment crédible.
Sukkwan Island est une véritable île située dans le sud-est de l'Alaska, au large du détroit de Tlevak. Pas certain qu’elle vaille le voyage.