Pas une fausse note. Le personnage que nous suivrons durant le film fut un virtuose au piano. À la suite d’un accident, il souffre d’hyperacousie, une douloureuse sensibilité aux sons. Mais il a une oreille absolue et une mémoire musicale phénoménale. Il s’est reconverti comme accordeur de piano au service d’un patron vieillissant, admirablement incarné par un Dustin Hoffman hilarant.
La capacité très fine de l’oreille de cet accordeur lui permet aussi d’ouvrir des coffres-forts mécaniques à roues codées. Ce qui provoquera une rencontre qui va pimenter sa vie.
Une romance avec une virtuose du piano va déclencher d’autres rencontres, avec Jean Reno en particulier, d’autres événements qui bien entendu vont entrer en collision frontale avec l’activité de l’ouvreur de coffre et de sa pianiste.
Cette histoire, certes imaginée pour distraire et amuser, est admirablement écrite et interprétée magistralement, musicalement aussi !
Pas un faux pli dans le déroulement tumultueux de l’histoire. Les cadres sont exactement ce qu’ils doivent être, sur la bonne portée, les ambiances lumineuses chaque fois accordées aux lieux, la bande sonore en parfaite harmonie avec le déroulement, souvent staccato, d’une histoire bien imaginée avec un accompagnement, en mineur, des réminiscences de la shoah.
Le montage est sans point d’orgue et l’on quitte la salle heureux de cette virtuosité mise au service d’un excellent et original polar.
Ce réalisateur canadien est connu pour ses films documentaires. Dans cette première fiction il s’est montré virtuose.