Les frères Dardenne et Ken Loach pourraient être les parrains de cet excellent film social qui se déroule dans les faubourgs de Cork, à Knockaheeny, en Irlande. Nous allons suivre un grand adolescent, introverti, orphelin, qui essaye de se réintégrer dans la société après avoir été expulsé d’une maison d’accueil.
C’est un beau film sur la solidarité et la responsabilité intrafamiliale.
La photographie accentue la perception d’une sorte de reportage filmé sans artifice et la musique n’embellit rien, usant de sons et d’instruments qui créent l’ambiance.
Et cette ambiance de banlieue est très dure, les mâles qui se veulent dominants sont généralement dépourvus de scrupules.
Mais notre personnage va choisir le chemin de la rédemption, une croix autour du cou, et encouragé par le métier qu’il apprend.
La richesse de la ville vint, autrefois, des moulins à poudre royaux Ballincollig.
Le film se termine le 5 novembre le soir de la bonfire night qui commémore l'anniversaire de la conspiration des poudres de 1605, au cours de laquelle les catholiques anglais tentèrent de faire sauter le Parlement. Le complot échoua : les conspirateurs furent arrêtés et exécutés, tandis que le roi Jacques 1er échappa à l'attentat.
La fabrication de la poudre à canon s’était développée ensuite pour combattre les armées de Napoléon.
Aujourd’hui, la ville est le siège européen de Apple qui en assure l’essor économique.
Cette jeunesse à la recherche d’une raison de vivre est admirablement incarnée par des amateurs dont l’un exprime plus que les autres, une forme d’optimisme : il est en petite charrette et ses amis l’appelle Robot.