Et vous n’en manquerez pas. Le sujet est grave mais son traitement est résolument inspiré par le désir et le plaisir d’en rire, de dédramatiser. Et avec tact, sans lourdeur, sans voyeurisme.
Nous apprenons qu’un tiers des femmes, environ, seraient anorgasmiques. Et le personnage d’Alexandra Lamy est l’une d’elle qui s’en ouvre enfin à une sexologue magnifiquement interprétée par la réalisatrice elle-même.
Ce qui rend les choses à la fois difficiles et pleine de tendresse, c’est que le mari, François Cluzet et son épouse qui découvre cette incomplétude s’aiment d’un amour plein d’optimisme et de confiance. Lui est un inventeur façon Concours Lépine (sans jeu de mot graveleux) et que tout ce qu’il invente, conçoit, construit, est chaque fois complètement foireux. Arrivera-t-il, avec la complicité de son épouse, à inventer un godemichet de génie pour surmonter ce blocage chez son épouse ?
Hélas leur situation financière est au plus bas et il faut vendre la maison, ce dont leur fille se charge. Mais les visiteurs qui découvrent ce à quoi sont occupés les vendeurs préfèrent s’abstenir que de conclure.
Cette comédie est aussi instructive puisqu’elle fait la part belle à la marque de stimulant clitoridien Womanizer, du nom qui, en anglais, veut dire « coureur de jupon ». C’est un godemichet utilisant des techniques raffinées qui en a fait un succès mondial.
Il n’y a pas de quoi s’accrocher aux rideaux avec ce film, mais il est tellement joyeux, tellement engageant pour aborder ces questions intimes, que l’on en redemanderait.