Le courant passe mal. L’idée est sympathique de nous immerger dans l’ambiance d’un champs de foire et leurs numéros de divertissement, d’évoquer les peintres des années vingt à Paris. C’est haut en couleurs, très bavard et d’un romantisme mêlé de supercheries de bonnes femmes.
Les bateleurs d’estrades des foires d’autrefois s’en donnent à plein poumons et un galériste espère faire fortune grâce à un peintre au désespoir. La Vénus électrique qui en connait un bout sur l’imposture va s’intéresser à cet artiste et elle montrera ses talents de façon amusante, un moment.
Comme pour nous aider à comprendre, le scénario use de la lecture du journal intime de la disparue et de retours en arrière, avant la mort de la si regrettée égérie de ce peintre maudit.
En liberté (556) du même réalisateur m’avait fait la même impression que ce film-ci : de bons comédiens mal dirigés, une histoire tirée en longueur, un humour consensuel, des trucs de mise en scène pour essayer de soutenir le rythme, des dialogues bavards et somme toute, une histoire plaisante mais dont les attributs de Vénus (la beauté, la séduction, l’amour) sont proposés en « produits blancs ».
Reste comme pour la planète, le brillant des décors et des costumes, l’élégance des reconstitutions d’extérieur de foire et des rues de Paris. Pas très électrisant.