Cinquante abjection de Grey.
Le parfait exemple du cinéma techniquement de très haut niveau et indéfendable, insupportable d’un point de vue éthique. Nous sommes embarqués par une dame vêtue de blanc qui nous donne quelques explications en voix off, dans une sombre histoire de chantage dont cette hétaïre semble tenir les rênes. Sa tenue immaculée (et qui le restera dans les pires circonstances) permet de la repérer même dans les plans les plus larges. Mais elle n’a rien d’une oie blanche. Autour d’elle, des gangsters de haute technologie s’affairent, tous tireurs d’élite et comme il se doit, immortels alors qu’ils tuent sans vergogne.
S’enchaîne ensuite des événements sans autre intérêt que l’expression d’un masculinisme sadique de tueurs dépourvus du moindre scrupule. On se croirait dans les rues de Bruxelles, d’Anvers, de Marseille où d’ailleurs en pleine nuit, mais dans la version « super production ». Bel exemple inspirant pour cette jeunesse désorientée.
Mais ici, dans une réalisation virtuose qui nous vaut des tirs, des explosions, des drones, des véhicules extravagants, un hélicoptère et un yacht d’oligarque russe.
Quelques vues aériennes de New York aussi pour localiser le vrai pouvoir sans doute.
Ce réalisateur en est à son 20e long métrage et ils sont tous inspirés par Tarantino et Sergio Leone. Mais dans une débauche de violence, un cynisme et une ambiance insupportable, indéfendable. Ce qui rapporte beaucoup d’argent.
Dans ce milieu, on ne négocie pas de grey à grey.