La Taille du rosier, au sens de tailler, pourrait être le titre incompréhensible de ce film qui ne l’est pas moins. Ayant eu déjà l’occasion de présenter ce réalisateur atypique à deux occasions, Firebrand (1551) et La Vie invisible d’Euridice Gusmao (708) je peux dire que la singularité de son talent est éclatante dans ce film malheureusement d’un inintérêt constant.
Nous sommes témoins d’une famille complétement dysfonctionnelle, le père est aveugle, il y a une fille et trois fils dont l’un est homosexuel. La mère aux dents éblouissantes aurait été mangée par les loups.
N’ayant pas vu Les Poings dans les poches de Marco Bellocchio, je ne peux rien dire de l’adaptation qui en est faite dans ce film-ci. Mais la thématique est la même : une famille bourgeoise, un fils épileptique, une relation incestuelle avec la sœur, …
L’un des fils essaye de nous expliquer, voix off à l’appui, cette longue histoire qui s’étend de 1991 à 2025.
Nous sommes au Marché aux puces des clichés psychologiques sur les perversions inspirées par les plus bas instincts : le mépris des moins riches, la fascination du luxe, une sexualité dégoulinante, la violence aussi gratuite que dépourvue de remords. Les séquences se succèdent qui étourdissent avec la complicité d’une musique qui achève de nous casser la tête.
Bref, l’analogie avec le travail du jardinier qui coupe les roses, les fanées comme les plus belles pour en faire un bouquet, peut tenter de donner un sens à cette histoire.
Comme je le fais parfois par égard pour le film lorsque je ne l’ai pas apprécié, une proposition de lecture si non positive, au moins intéressante : https://www.senscritique.com/l-edito/post/rosebush_pruning_anatomie_dune_famille