Le jour de la révélation. Et bien je ne vous ferai pas attendre : c’est un immense bide d’un réalisateur pourtant des plus marquants de l’histoire du cinéma. Et en effet, tout est superbement filmé, éclairé de façon originale, jusqu’à l’agaçant, avec des contre-jours, des lumières mobiles et des flous, des reflets dans l’objectif, histoire de donner un style à un récit qui en manque gravement.
Quelques scènes très spectaculaires ne sont que des cascades pour super productions, rien de plus.
Et toute l’intrigue, ou ce qui est sensé en tenir lieu, passe par les dialogues surabondants et d’une confusion qui essaye de leur donner des aires de propos de barbouses hyper technologiques.
La première séquence du film est un combat de MMA, Mixed Martial Arts, comme dans Smaching Machine (1801) ou Jouer avec le feu (1605) par exemple, une activité (je n’ose écrire un sport) abjecte qui sera exhibée en grande pompe devant la Maison blanche pour les 80 ans de Trump et le 250e anniversaire des U.S.A. Cela donne l’ambiance de crétins de ce qui va suivre.
Nous suivrons laborieusement l’histoire parallèle de deux couples, dans une poursuite caricaturale pour récupérer un secret absolu, classifié depuis les années 70 dont dépend la survie de l’humanité, rien de moins.
Et pour les philosophes de comptoir, la question soulevée est de décider si le droit de savoir est plus important que le fait de savoir, avec toutes les conséquences que cela risque d’entraîner.
Nous sommes immergés dans une ambiance complotiste comme, hélas, il en existe de plus en plus et en particulier sur la question des extra-terrestres. Les complotistes prennent le pouvoir de dire les pires inanités sur tout et n’importe quoi. Ce n’est pas seulement des phantasmes pour écrivains, c’est un grave poison social qui fait reculer l’esprit rationnel, scientifique, pourchassé jusque dans les plus grandes universités américaines.
J’ai beaucoup aimé la réplique de la nonnette qui se pose la question « Dieu aurait-il créé un aussi grand univers rien que pour nous ? ». Hélas cela ne sauve pas le film d’un réalisateur en bout de course qui a réalisé ici « Rencontre du troisième âge ».