Le lien entre une mère et son enfant est indéniable et cette certitude fait que, par exemple (et par prudence) dans le judaïsme traditionnel la judéité se transmet par la mère.
Le père est bien souvent le mari. Sauf en cas d’adultère, parfois avec l’amant secret de l’épouse dont le mari est stérile.
Mais aujourd’hui il est de plus en plus fréquent que des femmes « choisissent » un géniteur sans mener avec lui une vie de couple. Et certaines femmes souhaitent connaître le bonheur d’enfanter sans rien savoir du donneur de sperme.
Voilà quelques exemples - il y en a d’autres - qui rendent si complexes ces liens de filiations.
En Belgique, le don de sperme est gratuit, il ne peut servir qu’à déclencher 6 grossesses et le nom du donneur doit rester inconnu. Sauf dans certains cas définis par la loi, en particulier pour permettre à l’enfant d’identifier son père. Cette problématique nous rappelle la situation des bâtards conscients ou non de l’être ou le découvrant en cours de vie. Et l’on imagine aussi les complexités médicales en cas de maladies génétiques.
Ce film va nous y faire songer en suivant l’histoire d’une maman « solo » dont vous découvrirez le parcours, certes personnel, issu d’une histoire vraie, mais qui touche à l’universel.
Ce film aborde subtilement, avec retenue, les questions de l’enfantement en dehors du schéma classique papa/maman et du patriarcat. Nous allons découvrir comment cette mère va réagir à son désir de, finalement, connaître le père de l’enfant adorable qu’elle élève.
C’est un tourbillon d’émotions, de sentiments, de relations avec l’entourage proche, avec la grand-mère, qui seront l’objets des dialogues surabondants, un peu bavards et, si non prévisibles, au moins sans réelles surprises.
La très ravissante actrice Lisa Loven Kongsili que nous reverrons bientôt dans Fjord, est journaliste et elle va utiliser ce métier pour mener une enquête qui ne sera pas sans conséquences. Ce premier film est militant, interpelant et évoque des situations, des sentiments qui nous concernent toutes et tous.
Une fois encore, le cinéma trouve là une parfaite illustration de la fenêtre qu’il ouvre sur notre monde en perpétuel et profond changement.