Épouvantable, ce qui devrait être le but d’un film d’épouvante. Ici, c’est pathétique, abominable. Et pourtant porté au pinacle par des aficionados de ce genre très codé et côté par une audience spécialisée.
L’histoire est simple : un jeune homme à la limite de l’autisme, un peu façon Forrest Gump pratiquement incapable de formuler une phrase, est transi d’amour pour une jeune femme qu’il connait depuis l’ école, devenue sa collègue, mais dont il redoute de perdre l’amitié s’il lui révèle son amour. Un de leurs collègues, prévenant, le drill mais sans succès. C’est une espèce de bâton de vœux (One Wish Willow) qui va déclencher la relation tant espérée et redoutée à la fois. Et c’est d’un ennui total, les effets qui se veulent horrifiques sont plats, les scènes totalement artificielles, et rien ne retient l’attention car le scénario est en jachère.
L’image étriquée en 4/3 semble peinte au brou de noix, avec des effets qui aveuglent au lieux d’éclairer. La bande sonore est d’une légèreté éléphantesque, allant de moments tonitruants pour souligner ce qui devrait être un événement à des gémissements sonores de la catégorie éculée des sons pour faire peur.
Pour donner une vague dimension psy aux comportements de la jeune fille hystérique, l’on fait allusion à la MDMA (La méthylènedioxyméthamphétamine comme chacun sait) qui est une drogue de synthèse aux effets stimulants et entactogènes utilisée dans certaines thérapies. Hélas, sans effet sur cette jeune femme…
Alors pour justifier ce déferlement de scènes artificielles, on essaye de deviner qu’il est question d’emprise et de consentement. Mais rien n’est crédible dans ce premier film d’un réalisateur qui a déjà atteint une grande notoriété sur les réseaux sociaux par des sketchs comiques et deux films, l’un court, qui ont été des phénomènes glorifiés par les internautes qui de plus en plus, indiquent le goût d’un certain publique et donnent confiance aux investisseurs pour qui faire de l’argent est une obsession.