Glacial ! Mort sur le Nihil. Mais sans le talent d’Agatha Christie. Le néant total qui pose une fois encore la grave question en cette époque d’écrans insuffisants, « pourquoi produire de telles choses ? » Et avec de l’argent des contribuables belges de surcroit. Cela manque totalement de Panache.
L’histoire se déroule en 2, 3 jours dans un camping populaire en bord de plage dans les Landes.
L’exposition est d’une lenteur d’escargot malgré quelques images joyeuses d’une jeunesse qui va se jeter dans les vagues (celles de la vraie vie ?). Suite à une altercation, il y a un décès accidentel.
Nous suivrons essentiellement l’un des protagonistes aussi expressif qu’une borne routière.
Il y a sa famille, ses copains et une petite italienne chaudasse qui fait la conquérante capricieuse. Au moins lui doit-on un moment de bonne musique, le Prélude de Lohengrin.
Parce que le reste de la musique est assommant. L’un des copains, adipeux, est marrant, c’est le seul qui dit quelques répliques qui dérident dans sa quête de partenaires sexuelles.
On nous rappelle aussi le danger des baïnes, ces cuvettes naturelles qui se forment sur les côtes Atlantiques. Encore une métaphore aquatique du risque mortel.
Ce réalisateur avait séduit avec La Fille au bracelet*(758) qui traitait sobrement d’un meurtre comme ici, et avec ce film atypique L’Inconnu de la Grande Arche*(1837).
Hélas cette fois il a eu un coup de chaud et c’est effarant qu’il ait été produit. L’idée de dépeindre une adolescence en recherche est sans doute ce qui aurait dû être le moteur de l’histoire. C’est la panne sèche.