Les Atrides à Téhéran. Telle pourrait être le résumé de ce film d’un réalisateur très remarqué déjà pour La Loi de Téhéran (833) et Leila’s Brothers (1064) qui signe ici son 4e long métrage avec toujours le même intérêt pour la vie familiale, et avec un courage politique qui force l’admiration dans un pays dirigé par des crétins religieux et sanguinaires.
Nous retrouvons son sens de l’image, le travail sur la couleur, des positions de caméra originales, des mouvements d’une grande agilité, le choix des focales qui expriment un sens quasi architectural des lieux, avec des portes, des parois, de grandes vitres intérieures, des vues depuis des balcons soulignant chaque fois à propos la complexité du moment.
Et le casting rassemble des talents, il faudrait dire des tempéraments, hors du commun, qui dialoguent avec véhémence et parfois trop d’abondance.
L’histoire est celle d’une grand-mère, de ses deux filles et d’un petit fils et de sa sœur.
La grand-mère et l’une de ses filles, sont veuves. Et nous allons découvrir le destin de chacun de ces personnages qui mènent une vie « ordinaire » et qui vont être amenés à des paroxysmes dans les tensions provoquées par une suite d’événements de nature affective mais aussi tragiques. A découvrir à l’écran.
Ce récit illustre, certes dans une culture spécifique, la complexité de ces liens qui se nouent entre mère et enfants confrontés aux différences de générations, de valeurs morales et du sens des convenances. A méditer aussi par les hommes !