Un épouvantable film d’épouvante, un supplice du début à la fin.
Une famille avec deux enfants adolescents vivent dans cette rue très paisible en 1982. L’époque est très bien rendue, voitures, décors, polaroïd, costumes, …
Puis ce coin de charmante banlieue semble choisi pour un débarquement de monstres en tous genres de la variété des lézards terribles : dinosaures, théropodes, diplodocus, quelques tortues géantes, et même des reptiles visqueux qui ressemblent à tes tuyaux d’arrosage ou des pipelines souples.
C’est une ménagerie au comble du ridicule qui, évidemment, détruit et dévore tout sur son passage. Sauf naturellement notre famille héroïque armée d’un arc et d’une carabine maniée avec une remarquable maladresse par une pauvre Anne Hathaway égarée dans cette daube où chacun hurle, court, essaye de combattre les envahisseurs. Bref du grand guignole pour monstre de synthèse (techniquement très réussis !) dans un bruit qualifié de musique qui achève de nous abrutir mais n’empêche pas, raffinement suprême, d’entendre le bruit de la mastication d’un corp humain qui se fait dévorer. Bref « The End » se fait longuement attendre.