Vous ne risquez pas d’y succomber ! Pour mémoire, quelques-uns des 15 films précédents de ce réalisateur atteint de logorrhée cinématographique, très soutenu sur la Croisette : Au poste (524) Le Daim 675) Incroyable mais vrais (987) Yannick (1274) Daaaaaali (1383) Le 2e acte (1469) et L’Accident de piano (1743).
Après les R.S., l’I.C.D. et l’I.A. il s’empare maintenant du GTA et du CGI.
GTA est une franchise GTA, (Grand Theft Auto) d’une célèbre série de jeux vidéo d'action-aventure créée en 1997 par le studio Rockstar Games. Le nom vient d'un terme policier américain qui signifie « vol de voiture ». Le joueur y incarne un criminel dans de grandes villes ouvertes inspirées de lieux réels, avec une totale liberté d'action.
CGI est l’acronyme qui, au cinéma, désigne les images de synthèse Computer-Generated Imagery.
Vous l’avez deviné, il s’agit d’un film, heureusement court, comme les autres de cet auteur, réalisé en animation dans une esthétique volontairement cracra des débuts des images de synthèse et des balbutiements des jeux vidéo.
Dans cet univers visuel que certains trouveront nostalgique et charmant, nous sommes embarqués dans un récit métaphysique de bistrot.
Un banquier vient à l’aube faire une révélation vertigineuse à son ami de toujours, musicien et très bientôt père d’une petite fille dont la naissance est montrée de façon à tout le moins inhabituelle.
Cette révélation est que nous vivrions dans une illusion, que rien de ce que nous percevons n’est réel.
S’en suit laborieusement une démonstration où le ridicule le dispute à l’absurde.
Les dialogues qui se veulent drôles (c’est l’ambition chaque fois renouvelée avec plus ou moins de succès par ce réalisateur) tombent le plus souvent à plat et laissent l’impression d’un manque d’imagination, de travail et de trouvailles pour soutenir une petite idée qui aurait mérité d’être approfondie et travaillée. Nous restons ici devant un abyme cinématographique vertigineux.