Cette mutinerie, c’est ce genre de films qui devrait la susciter, tant ce sont des spectacles révoltants.
Il n’y a pas un plan sans violence, la plus spectaculaire, celle des corps à corps qui se mutilent et ensanglantent. Bien entendu les combats d’homme à homme occupent de nombreuses séquences et les armes à feux tuent uniquement les méchants, jamais le héros. Il est blanc hyper musclé, le regard d’acier et la mâchoire d’un Jaws.
C’est Jason Statham, cet acteur qui a fait sa spécialité de ces scènes qui n’apportent rien que la satisfaction voyeuriste de contempler la mort des autres, racisés de préférence.
Il y a une ravissante greluche interprétée par Annabelle Wallis, mêlée à l’intrigue, on ne sait trop comment, et elle non plus.
Le réalisateur français qui fait une brillante carrière internationale, est un orfèvre dans la violence sur grand écran. J’ai commenté deux de sa dizaine de films : L’Empereur de Paris (576) et Mayday (1132). Ils semblent tous de la même veine, suprémaciste blanc, fascisant.
L’histoire ici démarre par le décès d’un magnat du transport maritime. S’en suit des tueries en chaîne dans l’un de ses porte-conteneurs. Bonne idée d’unité d’action, de temps et surtout de lieux particulièrement claustrophobiques. Vous visiterez ce type de navire dans les moindres recoins. Avec, en prime, certains conteneurs qui servent au trafique d’êtres humains. Ce qui déclenche l’intervention de la police maritime, laquelle mettra un certain temps à arriver, ce qui évidemment fait monter l’angoisse des marins qui sont tués les uns après les autres.
La société de transport est nommée KMG ; allusion au Krav Maga Global ? Un sport de self défense dont le film démontre toutes les brutalités.
La violence, « spectacle » pour adolescents boutonneux agités par la testostérone, est un poison social indéfendable.