Une tragédie grecque ! Elle débute par un prologue qui nous apprend qu’un puissant armateur grec vient de perdre son fils, l’héritier présomptif. Quelques années plus tard, il organise une fête d’anniversaire pour sa fille en convoquant le ban et l’arrière-ban de tout ce qui compte, de ses obligés et de ses courtisans, avec lesquels nous passerons cette journée de fête façon jet-set décadente.
Le spectacle est somptueux : décors, costumes, acteurs et figurants, orchestre, tous sont à la hauteur de cet homme immensément riche mais dont la vie est doublement endeuillée, son épouse étant aussi décédée.
Nous allons assister à un véritable défilé des turpitudes humaines, mélange de vénalité, de félonie, de convoitises en tous genres.
C’est bien filmé, avec quelques moments originaux surtout dus au talent de Willem Dafoe qui, s’il nous campe un personnage assez stéréotypé, ne se prive pas pour autant de nous faire quelques numéros de danses peu ordinaires. Nous sommes en Grèce…
Une chose amuse dans les dialogues, c’est la collection de lieux commun, de phrases vides de sens, de platitudes qui, sans doute, sont la plus efficace façon de ne pas se parler sincèrement des choses sérieuses : l’argent, le pouvoir, la réussite sociale et l’amour.
Cette fête d’anniversaire est un joli cadeau qui dépayse sans faire de mal mais sans le cacher.