Un peu blet, hélas. L’idée est sympathique de tenter le portait d’un homme dans la quarantaine qui essaye de se construire une nouvelle famille avec une plus jeune femme, flamande, mère de deux filles adolescentes aux caractères déjà bien charpentés et réactifs.
La cadette réagit mal à l’arrivée de cet homme, et l’aînée feint de tout comprendre.
Il y a la première épouse, il y a son boulot d’architecte et un collègue avec lequel des liens anciens d’amitiés ont été noués à tel point que notre personnage est le parrain de la fille de cet associé.
Le prologue du film installe la banalité d’une vie ordinaire. Puis de trop nombreux plans « passe-temps » ponctuent un rythme qui s’alourdit, comme lorsque notre personnage est au volant, inutilement souvent et longtemps.
L’on peut être touché par les tentatives de nous proposer des séquences qui illustrent ce désarroi, mais c’est fastidieux et très construit par un scénario un peu scolaire.
La fin du film semble illustrer parfaitement, par ce que l’on appelle une « fin ouverte », l’enfermement progressif d’une histoire sans grand intérêt, sans surprise et sans réelle issue.
Le réalisateur assume de façon un peu poussive le rôle de son personnage dans son premier long métrage.
Souhaitons-lui meilleure fortune lorsqu’il aura atteint l’âge mur.