Lorsqu’un garçon a du succès auprès des filles, il est considéré comme un Don Juan, lorsque c’est une fille qui profite de son charme, elle est traitée d’allumeuse, de pute, de salope, de fille facile, ou comme on le disait à la Belle Époque, d’« allongée ».
Ce film en est une démonstration contemporaine dans un lycée italien de Trieste en 2007 où une jeune suédoise sympathique débarque, seule fille dans cette école, dans une classe de garçons que la testostérone enivre, boursoufflés de libido et sans partenaire.
Cette ambiance est particulièrement bien captée et les nombreux jeunes acteurs donnent vie de façon convaincante à cette atmosphère tellement classique à cet âge.
Un garçon se distingue aux yeux de cette migrante, parce qu’il lit de la poésie. Ce qui séduit cette jeune fille au point qu’elle prendra l’initiative du premier baiser de façon amusante.
Malheureusement il n’y a guère d’enjeu, d’histoire et le récit deviennent un peu répétitif de scènes de combats de coqs en disputes agrémentées de débordements, surtout verbaux, en tous genres.
Petit complément au sujet d’une conversation entre la fille et son père qui compare celle-ci non sans une certaine balourdise, à une pomme qui produit ce gaz incolore et inodore, l’éthylène. Ce gaz en effet, fait mûrir les fruits alentour.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est le cadrage de l’image 4/3 qui est d’une fluidité de jongleur. Elle suit parfois de très près, les moindres mouvements des nombreux acteurs, et ils sont incessants, qui dynamisent de façon spectaculaire la progression de l’histoire. Le premier et le dernier plan sont vertigineux.
La réalisatrice avait impressionné par son premier film Piccolo Corpo (1013).
Celui-ci pourrait être considéré comme un Piccolo Pellicola, aux charmes qui nous ramènent à nos années d’école, celles des études, celles des apprentissages de la vie.