Un mal persistant, c’est le cas de le dire de ce film, certes très maîtrisé techniquement, mais dont la raison d’être est incompréhensible.
Il s’agit d’un boddy horor de facture classique. Un livreur transporte des organes humains qui doivent être transplantés. En urgence, la nuit venue, une dernière mission s’impose à lui qui l’oblige à affronter des paysages désertés et enneigés.
Peu importe les épreuves qu’il va devoir surmonter, c’est du grand guignole classique mais ce qui est plus spécifique ici, c’est que les têtes explosées à la chevrotine laissent apparaître des cous décapités des sortes de lumbricina, des vers de terre surdimensionnés qui se rependent en rangs serrés pour s’emparer des membres de ceux qui sont sur leur chemin.
Les répliques ont dû être faciles à apprendre : Hello, Fuck, Shit. Répétés sans cesse.
J’ignore tout de l’origine glorieuse de cette « franchise » issue de jeux vidéo et de films qui déjà, ont fait les délices des amateurs de ce genre.
Pourquoi tant de gens consacrent-ils tant de talents et tant d’argent à proposer de tels spectacles si peu glorieux dont les amateurs me semblent souffrir psychiatriquement d’un mal persistant.