Pensez-y, sérieusement, parce que le sujet est d’importance et remarquablement traité.
Il s’agit d’une (nouvelle) description de l’emprise d’un mari, un vrai salopard, durant plusieurs années puisque l’histoire débute lors d’une rencontre coup de foudre dans un pays qui vous étonnera, pour y voir s’organiser dans la hâte, un mariage juif.
Ensuite les années passent, la fillette issue de ce mariage grandit. La maman souhaite reprendre son activité professionnelle (dans la production de cinéma, ce qui est sympa) et durant toutes ces années le mari devient imbuvable, odieux, il épuise « le réservoir de patience » de sa femme et la couvre de reproches dont le plus marquant me semble être « Tu as vu dans quel état tu me mets ? ».
Tout cela dans une parfaite hypocrisie religieuse marquée par des mikvés, ces bains rituels utilisés dans le judaïsme pour la purification spirituelle et les ablutions, ainsi que l’insistante présence des mezouzahs placées à l’entrée des maisons des juifs pratiquants.
Jusqu’à la garde (479), L’Amour et les Forêts*(1196) sont, parmi de nombreux autres, des films qui illustrent que, pour libérer les femmes, il y a encore beaucoup de travail à accomplir.
Mais certainement pas se contenter de se soumettre à ce précepte imposé par la religion et le machisme, « bien penser ».
La réalisatrice a une très intéressante carrière dans de nombreux domaines, la production, la réalisation, l’humour, la télé. Ce film-ci est son 4e long métrage en 16 ans qu’elle a occupé aussi par sa brillante carrière de comédienne.