Une femme qui, aujourd’hui, vit l’intimité d’un parcours entre travail, rencontres, révélations familiales, et engagement sociétal.
Un très beau film porté par le talent exceptionnel de Marilou Aussilloux qui assume le personnage central de cette féminité d’aujourd’hui.
Elle est employée très bien payée dans une société hyper capitaliste de fusions/acquisitions. Mais elle n’a pas vraiment de vie personnelle. Sauf des rencontres éphémères via les réseaux.
C’est dans son milieu professionnel qu’elle sera confrontée à un drame de ceux que l’on ne peut exprimer. Ce qui va entraîner malentendus et épreuves douloureuses.
Alors elle sera amenée à prendre part à la vie d’un asile pour mères célibataires et sa vie va changer totalement par les valeurs qu’elle va là découvrir, de solidarité, de racismes odieux, d’entre-aide et peut-être aussi de ce que l’amour peut apporter, tant dans une famille que dans une relation sincère.
Ce 25e film de ce réalisateur qui peint notre société avec acuité et tendresse mérite que l’on rappelle certains d’entre eux : Une histoire de fou (184) La Villa (452) Gloria Mundi (732) et La Pie voleuse (1732).
C’est vous dire que le plaisir que procure le film est assaisonné subtilement de considérations sociales, les échantillons de ce à quoi une femme peut être confrontée bien malgré elle. Et l’on est parfois très ému par ce parcours plein d’obstacles qui font réfléchir sur le sort d’une femme d’aujourd’hui.