Ce titre se traduit par « osier » ce que l’on comprend en cours de film. Un nain, vannier de son métier, est expert dans la fabrication de paniers et autres objets en tous genres avec des tiges de saules osiers. Et vous découvrirez que ses capacités sont absolument extraordinaires.
L’histoire se déroule dans une petite communauté rurale traditionnelle d’autrefois à une époque indéterminée où chacun occupe une fonction précise : boucher, tailleur, bistrotier, pêcheur… Il faudrait dire « pêcheuse » car c’est une femme qui vit de ce métier, vendant son poisson à la pièce en fonction des prises du jour. Hélas cette dame exhale une odeur pestilentielle.
Il ne faut rien dire de plus de cette histoire très savoureuse qui doit se découvrir en salle. D’autant que la lumière, les images sont particulièrement élégantes, admirablement captées.
Les décors, les accessoires comme les costumes sont magnifiquement soignés et ancre le récit dans une forme de réalisme qui contraste avec les faits rapportés dans 4 chapitres qui marquent l’écoulement du temps.
Le casting est très homogène et les caractères des personnages, certes un peu caricaturaux, donnent une sorte de gaité à l’ensemble. Vous serez sensibles aux intentions, discrètes, des réalisateurs qui nous parlent en fait de la différence entre les personnes et de l’acceptation de celles-ci, selon la générosité ou la jalousie, l’intelligence ou les préjugés. Nous comprenons aussi cette idée agréable d’illustrer que le plaisir n’est pas réservé aux nantis.
Pour être complet, l’histoire est adaptée de la nouvelle The Wicker Husband" d'Ursula Wills-Jones.