De 15 ans à 18 ans, telles sont les limites de l’accueil dans ce centre pour jeunes en souffrance dans lequel nous allons être immergés de façon exceptionnellement réaliste et admirablement réussie. Tous font l’objet d’une ordonnance de placement provisoire, OPP, délivrée par un magistrat, pour des faits de natures très différentes. Ce qui provoque des confrontations entre ces jeunes et leurs encadrants qui sont aussi spectaculaires que douloureuses.
Tous s’expriment avec une volubilité extraordinaire et les dialogues me semblent admirablement dit et interprétés par tous ces jeunes.
Ce film choral est une parfaite réussite, même si la rupture de rythme et de ton de la dernière partie crée un hiatus qui nous libère en quelque sorte de ce huis clos tonitruant dans lequel ces adolescents – tous excellents acteurs – nous font partager leurs déséquilibres douloureux et de toutes sortes de nature.
Ce réalisateur avait déjà impressionné avec Making of (1360) et Le Procès Goldman (1254) parmi une quinzaine d’autres.
Les ambiances rappellent par bien des aspects celle si bien mise en scène dans Dalva (1150) parce qu’en effet, vivre entre 15 et 18 ans lorsque la vie vous a déjà terriblement abimé, ce n’est pas simple.