Un Dédale de séquences et de plans qui s’éternisent pour nous raconter en détails peu intéressants une histoire que l’on espérait audacieuse puisqu’elle est filmée à Riga, en Lettonie pour nous donner l’impression d’être en Russie. Le personnage central est un industriel bien nanti grâce à la production de matériels et équipements nécessaires à la guerre (pardon : Opération militaire spéciale) qui enrôle un nombre sans cesse croissant d’hommes qui renâclent et fuient devant la mobilisation forcée.
Voilà la promesse d’assister à une critique du pouvoir de Poutine ? Une séquence vers la fin nous rappelle douloureusement que les familles sont déchirées par le départ de leurs soldats, avec la bénédiction de popes pitoyables issus d’un autre âge.
Mais à part ces deux moments, le reste de l’histoire est une crise de couple bourgeois comme on en a vu par centaines et sans la moindre originalité, ni construction psychologique intéressante. Tout est bien filmé, de façon académique, appuyée et lassante. Bien loin du talent de Claude Chabrol dont La Fille infidèle aurait inspiré ce film peu fidèle.
Ce réalisateur qui à fuit la Russie est une coqueluche du festival de Cannes depuis des années, avec e.a. Léviathan (79) et ce film-ci est le 6e qu’il réalise. Mais dont on suit mal le fil.